Les enjeux territoriaux de la Côte d'Azur

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Définir une région par ses composantes spatiales

3. Définir une région par ses composantes spatiales


3.1. À la recherche d’une cohérence au niveau physique



Dès sa naissance, la Côte d’Azur est caractérisée de « bande littorale », ce qui la réduirait finalement à l’interface entre la mer Méditerranée et les premiers contreforts du relief. Elle présenterait alors les caractéristiques typiques des territoires méditerranéens disposés en amphithéâtres, territoires que l’on observe surtout sur les rives nord-méditerranéennes. Appartenant précisément au bassin méditerranéen, elle bénéficie d’un climat du même nom, associant une flore et un faune endémique.

 

Ainsi insérée au cœur d’une entité géographique identifiée - le bassin méditerranéen - , les limites de la Côte d’Azur ne peuvent être recherchées par une différenciation physique. Seule la géologie pourrait éventuellement faciliter une recherche de discontinuité : la figure 9 montre une rupture nette des caractéristiques du sous-sol entre le Var et les Alpes-Maritimes.

 

 

geologie

 

Figure 9 : Carte géologique simplifiée

(Source : BRGM-Service Géologie)

 

 Mais peut-on réellement calquer le périmètre de la Côte d’Azur sur les seuls contours d’une roche sédimentaire calcaire ? Ne faudrait-il pas rechercher plutôt les limites azuréennes dans une éventuelle unité culturelle ?

 

3.1.Une culture, des traditions communes ?


Les langues ainsi que les traditions culturelles et culinaires sont les marqueurs fondamentaux d’un territoire. Pour rechercher les limites de la Côte d’Azur, il est donc logique de s’interroger sur ces différentes caractéristiques. C’est ce que nous avons fait en interrogeant Jean Claude Ranucci, Maitre de Conférences en Nissart à l’Université de Nice Sophia-Antipolis.

Entretien avec Jean-Claude Ranucci

Les langues pratiquées dans l’extrême sud est de la France et plus particulièrement au sein des deux départements du Var et des Alpes-Maritimes sont multiples. À Nice, c’est le nissart qui prévaut, alors que dans l’arrière pays maralpin et jusque dans le Var et les Bouches du Rhône, le provençal prédomine. À l’image de ces dialectes qui se juxtaposent, les traditions culturelles et culinaires azuréennes trouvent leurs origines et sont résolument ancrées au Comté de Nice et à la Provence.

Là encore, la Côte d’Azur empiète tantôt sur un terroir, tantôt sur un autre, sans jamais trouver son unité propre, et de fait, son identité.

Ne pouvant être circonscrite au travers de ses caractéristiques physiques ou culturelles, la Côte d’Azur alimente un débat né en même temps qu’elle, et qui demeure aujourd’hui.