Les enjeux territoriaux de la Côte d'Azur

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Vous êtes ici : Accueil / Les enjeux territoriaux de la Côte d'Azur / 3 : La concentration littorale, un processus cyclique / La Gestion Intégrée des Zones Côtières en Méditerranée

La Gestion Intégrée des Zones Côtières en Méditerranée

6. La Gestion Intégrée des Zones Côtières en Méditerranée

 

Outre les outils législatifs et les politiques de protection tels que la « loi littoral » ou encore les nombreuses acquisitions faites par les conservatoires et l’Etat, la GIZC est mise en place dès le début des années 1990, après le sommet de Rio. Ce sont « les organisations internationales qui en ont défini les principes clés » (Rey-Valette et al., 2006), notamment l’Union Européenne. La GIZC un outil de gouvernance « qui a pour objectif de réunir autour d’un même projet de développement durable des acteurs aux intérêts souvent divergents » (Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, 2011).

Elle consiste à prendre en compte l’ensemble des usages liés au littoral (aquaculture, tourisme, etc.) de manière globale et à tenter de les satisfaire tout en préservant ce milieu fragile et convoité à l’instant t et pour les générations futures. Pour cela la GIZC est mise en œuvre après un diagnostic de la pression humaine et économique de la portion du littoral en question. Elle entend après cette phase œuvrer pour que l’ensemble des acteurs concernés agissent de concert, et ce dans une perspective de développement durable.

                           

En Méditerranée française, ce sont des enjeux écologiques et socio-économiques qui prévalent. Il s’agit pour les acteurs concernés de négocier des compromis mais leur marge de manœuvre est très étroite entre développement des activités de tourisme et préservation des plages et des écosystèmes marins. Dans ce cadre, la GIZC contribue à adopter une vision globale et systémique, essentielles dans une perspective de développement durable. Elle offre, en effet, « un cadre adéquat pour appréhender les interactions entre activités » (Rey-Valette et al., 2006). Ce mode de gestion et de gouvernance des territoires s’avère donc essentiel si l’on souhaite préserver les espaces littoraux tout en permettant leur développement économique.