Les enjeux territoriaux de la Côte d'Azur

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L’étalement urbain : un enjeu spatial

I.  L’étalement urbain : un enjeu spatial

 

 

L’objectif est ici de décrire et d’analyser le phénomène de l’étalement urbain. Mécanisme complexe qui mène à l’artificialisation galopante des sols et qui touche tous les continents, l’étalement urbain semble inexorable. Cependant, l’exigence de durabilité urbaine et la volonté de préserver les espaces agricoles, naturels et la qualité de l’air obligent à repenser les morphologies des villes et les manières d’habiter et de se déplacer.

 

Les territoires littoraux et / ou contraints par une topographie importante (tels que la Côte d’Azur) souffrent d’une raréfaction inquiétante des espaces disponibles et n’offrent d’autres choix qu’une alternative entre densification et étalement, dans laquelle bien souvent ce dernier l’emporte. Dans ce contexte, comment limiter l’étalement urbain et la cohorte de nuisances qu’il engendre ?

Plusieurs outils de limitation de l’étalement urbain existent, à travers notamment des documents d’urbanisme obligatoires tels que les Plans Locaux d’Urbanisme (Duvernoy, 2002). Cependant, cette planification paraît insuffisante au regard des enjeux fonciers, financiers, économiques et territoriaux : l’étalement urbain se poursuit, voire s’accélère dans certains départements littoraux.

 

 

Pour pouvoir appréhender ce phénomène complexe, l’approche systémique est retenue. Les analyses montrent que l’étalement urbain est bien le résultat d’une compétition entre plusieurs usages du sol. De manière quasi systématique, les terres agricoles et les espaces naturels ont bien peu de poids face à un projet immobilier, ils disparaissent donc au profit de logements individuels ou pavillonnaires.

Quelques protocoles de mesure sont présentés : ils permettent à la fois de rendre compte du phénomène sur un espace, et de pouvoir prédire les lieux de diffusion du bâti.

 

Quelques éléments bibliographiques :

 

ALLAIN R., 2004, Morphologie urbaine : Géographie, aménagement et architecture de la ville, éd. Armand Colin, 254 p.

DECOUPIGNY F., 2007, « Métropolisation des espaces naturels et indicateurs de localisation résidentielle en région Provence-Alpes-Côte d’Azur », in Revue d’Economie Régionale et Urbaine, n° 4/2007, pp. 589-607.

DJELLOULI Y., EMILIANOFF C., BENNASR A., 2010, L’étalement urbain : un processus incontrôlable?, coll. Espace et Territoires, Presses Universitaires de Rennes, 257 p.

DUVERNOY I., 2002, « Espace agricole périurbain et politiques communales d’aménagement : l’exemple de l’agglomération albigeoise », in Cybergeo European Journal of Geography, http://cybergeo.revues.org/1965

LÉVY J., LUSSAULT M., 2003, Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés, Paris, éd. Belin, 1034 p.

MADORÉ F., BILLARD G., 2009, « Les Hauts de Vaugrenier : un exemple atypique de la fermeture résidentielle en France », in Mappemonde, n°1/2009, http://mappemonde.mgm.fr/num21/lieux/lieux09101.html

ROUX E., VANIER M., 2008, La périurbanisation : problématiques et perspectives, La Documentation Française, DIACT, 87 p.

TANNIER C., VUIDEL G., FRANKHAUSER P., 2008, « Délimitation d’ensembles morphologiques par une approche multi-échelle », in FOLTÊTE J.-C. (dir.), Actes des 8ème Rencontres Théo Quant, Besançon 10-12 Janvier 2007, 14 p.

VOIRON-CANICIO Ch., 2007, Modélisation spatio-morphologique de l’urbanisation du littoral languedocien, Colloque Interactions Nature-Société, analyse et modèles, La Baule, 15 pages, http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/13/09/91/PDF/VoironC-2007-01.pdf