Les enjeux territoriaux de la Côte d'Azur

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Les composantes du système de risque d’incendie de forêts sur la Côte d’Azur

4. Les composantes du système de risque d’incendie de forêts sur la Côte d’Azur

 

Ces composantes sont généralement scindées en deux groupes : les facteurs naturels et les facteurs humains. Ils interviennent de manière plus ou moins forte selon leurs caractéristiques respectives. Par ailleurs, ils entretiennent de nombreux liens de causes à effets.

 

Les facteurs naturels sont dans l’ordre :

-          la météorologie : le vent, la température, l’hygrométrie vont permettre au feu d’éclore et de se propager plus ou moins rapidement ;

-          le niveau de sécheresse du sol est un facteur essentiel dans l’éclosion et la persistance d’un feu ;

-          le type et la morphologie de la végétation vont jouer sur ce que l’on appelle la combustibilité d’une forêt : certaines essences brûlent plus rapidement que d’autres ;

-          la topographie joue un rôle important puisque la pente peut augmenter la vitesse du feu et lui faire faire des « sauts » de colline à colline, l’exposition du versant vers l’adret peut renforcer la sécheresse du sol.

 

Les facteurs humains dépendent en grande partie de l’occupation du sol, plus particulièrement de la répartition et la localisation des hommes et des activités sur le territoire. La zone périurbaine, par exemple, est « par définition défavorable à la lutte contre l’incendie » (Carrega, 2005) : l’enchevêtrement de combustible et de bâtiments à une grande distance les uns des autres augmente le risque d’éclosion des feux, et éparpille les forces de secours en cas de catastrophe (Carrega, 1992). Par ailleurs, l’accès aux zones incendiées est souvent très difficile car le réseau de voirie se révèle peu maillé, voire insuffisant dans certaines zones.

 

Les interactions entre ces multiples facteurs peuvent aboutir à l’aggravation de la catastrophe elle-même, mais aussi à l’impossibilité de secourir la zone. Par exemple, la topographie accentuée d’un territoire a au moins deux effets sur le feu : d’une part, elle augmente la vitesse de propagation de l’incendie et d’autre part, elle limite l’extension d’un réseau de voirie suffisant pour pouvoir accéder à la zone enflammée.